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Trois siècles après la Réforme, les réserves protestantes sur la
vie monastique s'atténuent. Au milieu du siècle dernier, en Allemagne,
en France, des communautés de religieuses protestantes émergent.
Elles prennent le nom de Diaconesses (féminin de diacre)
pour ne pas être confondues avec les sœurs catholiques. Et puis
c'est un terme biblique (Epître aux Romains, chapitre 16, verset
1).

En 1841, Caroline Malvesin s'appuie sur le pasteur Antoine
Vermeil pour créer la Communauté des diaconesses (à l'époque,
l'Institution des Diaconesses). La vocation était, et est toujours,
la prière et le service.
Le service auprès des anciennes détenues, des populations laborieuses
du Faubourg St Antoine, victimes de nombreuses maladies ; le service
auprès des futures soignantes (formation) et plus largement auprès
des personnes âgées et des enfants handicapés.
L'association a été sollicitée, pendant ces 160 ans, de reprendre
des établissements, ou d'en créer de nouveaux, notamment dans
les terroirs protestants (Charente Maritime, Drôme, Ardèche, Gard…).
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Par ailleurs, l'association anime des lieux d'accueil spirituel
ou de vie communautaire à Versailles (maison mère et retraites
spirituelles), à Viry-Châtillon (Sœurs aînées), Le Mazet
St Voy (Haute Loire), Lagorce (Ardèche), et, au-delà
des mers, à Tahiti, au Cameroun et en Norvège.
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